Un partenariat simplifié coordonné par la France sur la thématique « l’inclusion sociale, scolaire et professionnelle des jeunes européens relevant de la protection de l’enfance » a réuni 6 pays dont le Portugal et l’Italie. Deux échanges franco-portugais avec réciprocité se sont déroulés en 2023 et 2024 bénéficiant à des jeunes relevant de la protection de l’enfance. Ces derniers ont émis le souhait de poursuivre les mobilités dans un cadre multilatéral en y associant l’Italie pour un nouveau projet en juillet 2025. Les jeunes et les éducateurs spécialisés ont proposé d’échanger sur le thème de la diversité
culturelle. Parce que les jeunes relevant de la protection de l’enfance sont souvent victimes de préjugés, il a semblé légitime de les sensibiliser à la diversité culturelle visant à promouvoir une société plus inclusive et respectueuse des différences. A travers l’élaboration d’une fresque pour la diversité, cet échange avait pour objectifs principaux :
- de développer la compréhension et l’acceptation des différences culturelles;
- d’encourager l’ouverture d’esprit, la curiosité et le respect envers les autres cultures, leurs valeurs, leurs coutumes et leurs perspectives;
- de réduire les préjugés et les stéréotypes: Combattre les idées reçues et les généralisations sur les différents groupes culturels;
- d’améliorer les compétences interculturelles: Favoriser la communication interpersonnelle efficace, la résolution de conflits et la collaboration entre personnes de cultures différentes;
- de promouvoir l’égalité des chances : Lutter contre les discriminations et les inégalités liées à l’origine culturelle;
- de stimuler l’innovation et la créativité: La diversité culturelle est une source de richesse et d’innovation.
En valorisant les différentes perspectives, on peut favoriser l’émergence de nouvelles idées et de nouvelles solutions.
En résumé, la sensibilisation à la diversité culturelle vise à construire un monde plus juste, plus équitable et plus riche, où chacun peut s’épanouir et contribuer à son plein potentiel.
L’éducation non formelle offre un terrain fertile pour promouvoir la diversité culturelle. En effet, elle se caractérise par sa flexibilité, sa proximité avec les réalités de la vie quotidienne et sa capacité à toucher des publics variés. Elle constitue ainsi un complément essentiel à l’éducation formelle pour favoriser l’ouverture d’esprit, le respect des différences et la construction d’une société plus inclusive.
Elle est flexible dans la mesure où les activités liées à l’éducation non formelle sont plus adaptées aux besoins spécifiques de chaque groupe et à chaque contexte. Ils permettent d’aborder la diversité culturelle sous différents angles et de manière créative.
Elle revendique la proximité avec la vie quotidienne car les activités proposés étaient ancrées dans la réalité des participants. Cela facilite l’appropriation des concepts et la mise en pratique des apprentissages. Elle se traduisait par la réalisation d’une fresque de la diversité reprenant un travail en amont de chaque groupe complété par une mise en commun lors de l’échange et des préconisations complémentaires.
Pour réaliser cette fresque, chaque groupe (2 par pays) a utilisé la technique du poster scientifique :
Chaque sous-groupe (2 par pays) a choisi librement un thème (Racisme, handicap, culture minoritaire, orientation sexuelle…).
Il détermine une problématique qui se limitait à une question de départ. Ex : comment favoriser l’inclusion sociale des jeunes handicapés dans le sport ?
Il se livre à une revue de littérature succincte et accessible.
Il établit un questionnaire et à travers des entretiens auprès de la population visée, dresse les constats et pose des analyses.
Il rédige ensuite quelques préconisations.
Lors de l’échange, chaque groupe a présenté ses travaux puis en groupe mixte, les données étaient complétées par des confrontations et de nouvelles préconisations.
Le poster scientifique a donc été le fruit d’un travail préalable et d’un travail de coopération européenne.
L’éducation non formelle s’appuie sur une approche participative dans la mesure où celle-ci encourage la collaboration et la coopération active de nos jeunes apprenants. Les échanges, les débats et les travaux de groupe favorisaient la construction de savoirs partagés et renforçaient le sentiment d’appartenance à une communauté.